UA-151001126-1 Présence, prérequis au bonheur….et si nous passions bêtement à côté ?
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  • Sophie Miguet

Présence, prérequis au bonheur….et si nous passions bêtement à côté ?

Afin de nous intégrer au mieux à notre environnement (familial, scolaire), nombreux d’entre nous avons appris dès le plus jeune âge à chasser le naturel. Effectivement, si les enfants étaient libres de suivre leur propre dynamique biologique, il serait peu probable que tous aient l’élan d’apprendre les tables d’addition en même temps et les temps de récréation seraient aléatoires. Cela créerait des problèmes d’organisation pour les enseignants. Les élèves se sont donc coupés de leurs ressentis pour s’adapter aux contingences collectives, ils ont dû « rentrer dans les rangs ». Plus tard, quand nous entrons dans le monde du travail, nous nous conformons également aux règles de l’organisation, avec des horaires plus ou moins flexibles, extensibles et adaptés à notre bien-être. Nous nous montrons le plus souvent sérieux, fiables, performants,… Le rythme de travail souvent effréné, et les outils numériques aidant, nous sommes très sollicités intellectuellement et une coupure entre cerveau et corps se crée.


A force de nous couper d’une partie de nous-même et de tenter de correspondre à l’image qui est attendue de nous, nous avons tendance à confondre l’image de la réussite avec la réussite tout court. Nous pouvons ainsi arriver à une situation où nous avons tous les éléments extérieurs d’abondance (travail, bonne rémunération, vie de famille, biens immobiliers, activités culturelles et sportives…) sans pour autant nous sentir satisfait, comblé. Alors nous continuons de nous agiter pour accumuler des preuves de réussite, parvenir à enfin faire reconnaître notre valeur, notre singularité (qui a le plus souvent été niée au plus jeune âge, cf. supra). Nous risquons alors de nous épuiser à la tâche, éternellement insatisfait, stressé et parfait candidat au burnout.


Alors, qu’est-ce que la vraie réussite ? Lorsque nous avons posé cette question à un groupe de personnes pendant un atelier inter-entreprises, voici les réponses que nous avons récoltées : éprouver de la joie, avoir du plaisir dans son activité, être serein, avoir du sens, savoir pourquoi je fais les choses, me sentir épanoui, heureux, libre, indépendant, être à la juste place, etc…. Il s’agit en réalité ici de sentiments, de ressentis… Pour les éprouver, cela nécessite d’être présent à son corps, relié à soi, son entièreté….



Or nous entendons souvent « qu’il ne faut pas s’écouter ». Et certains entretiennent la croyance que se sentir heureux, satisfait, tient à ce l’on fait. Nous pouvons faire la liste de tout ce que nous avons, et dire de manière logique « je ne comprends pas, je ne devrais pas me plaindre ! » et nous culpabilisons en plus de ne pas nous sentir bien.


Une « rééducation » est donc nécessaire pour parvenir à être présent à soi, à ses ressentis et donc développer la capacité d’être heureux. Cela commence par savoir se servir de ses 5 sens. Nous privilégions souvent la vue, et donc les apparences, qui ne nous donnent qu’une petite partie de la réalité. Ensuite, nous avons besoin d’apprendre à nous connecter à nos sentiments. Outre la capacité à ressentir des émotions agréables, cela nous oriente aussi sur les choix et nous permet d’être à la juste place. En effet chaque émotion a une fonction et nous renseigne sur ce qui nous convient ou non. « Telle activité me donne de l’énergie, telle autre m’ennuie terriblement, celle-là me dégoûte, etc. »


Toutes ces préoccupations vous paraissent peut-être trop personnelles ? En quoi concernent-elles les entreprises et de manière plus générale les organisations ?


Une première raison est que les organisations ont une part de responsabilité sociale et qu’elles doivent veiller autant que possible à la bonne santé des personnes. Or les personnes qui ne sont pas présentes à elles risquent de ne pas sentir à quel moment leurs efforts sont trop importants ou que la situation est trop stressante et peuvent se mettre en danger.


Une deuxième raison est que les organisations qui se soucient du bien-être des personnes au travail, doivent s’assurer que les personnes ont la capacité de se sentir satisfaites. Sans ce prérequis, leurs efforts seront vains.


Une troisième raison de s’intéresser à la présence des personnes à elles-mêmes est que es organisations ont tout intérêt à avoir des personnes créatives et avec un bon relationnel :

  • Faire preuve de créativité suppose de prendre de nouvelles initiatives, qui sont souvent issues de l’intuition, ce qui demande d’être connecté à ses tripes. Oser de nouvelles options, c’est aller en terrain inconnu et s’autoriser à faire des erreurs, chose que la personne qui est trop attachée à son image et coupée de ses ressentis personnels aura du mal à faire.

  • Entrer en relation demande d’avoir une capacité d’empathie, une certaine sincérité, ce qui suppose là aussi une connexion à soi-même.

Favoriser la présence des personnes à elles-mêmes dans le cadre du travail est donc une mission de haute importance !


Sophie Miguet

Gérante de ValeurSens, entreprise dédiée à l'accompagnement de l'amélioration de la satisfaction au travail.

Membre de "Label Présence".

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